L'Ordre Infirmier à l'honneur au QUEBEC.....Le Journal de l'OIIQ

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L'Ordre Infirmier à l'honneur au QUEBEC.....Le Journal de l'OIIQ

Message  Marie christine le Dim 22 Mar - 20:06

V o l u m e 6 • N u m é r o 2 • M a r s / A v r i l 2 0 0 9
LA CRÉATION DE L’ORDRE INFIRMIER FRANÇAIS
Un événement historique porteur d’espérances
Éditorial
Après des années de combat, les infirmières françaises
ont obtenu de leur gouvernement une loi leur permettant
de créer un ordre professionnel. Ainsi, l’année
dernière, le ministère de la Santé a procédé à la mise
en place de la structure politique en soutenant la vaste
opération des élections départementales, régionales et
nationales. Le 25 novembre dernier, le Conseil national
composé de 52 infirmières et infirmiers a été formé
et, plus récemment, le 14 janvier, ce Conseil a élu le
Bureau, c’est-à-dire les officiers. La première présidente
de l’Ordre infirmier français fut aussi élue : Mme Dominique
Le Boeuf dirigera la plus grande association
d’infirmières de toute la Francophonie, à savoir
500 000 personnes.
Un combat de longue haleine
La création d’un ordre n’allait pas de soi en France.
D’abord, les pouvoirs de l’État sont plus centralisés que
dans les pays anglo-saxons et il n’est pas question dans
ce pays de déléguer des pouvoirs de réglementation à
des corps intermédiaires. Les ordres existants de certaines
professions libérales n’ont de pouvoir réel que
celui de la discipline découlant du Code de déontologie.
Le reste de leur pouvoir relève plutôt du jeu d’influence
et dépend davantage de leur positionnement
sur l’échiquier politique.
L’autre obstacle venait d’une opposition extérieure à
la profession émanant desmédecins et des grandes centrales
syndicales qui ne voyaient pas d’un bon oeil
l’émergence de la puissance politique professionnelle
des infirmières. Enfin, même si la profession n’était pas
complètement unie dans cette bataille, les militants favorables
à l’ordre ont réussi à faire pencher le gouvernement
de leur côté.
Pourquoi un ordre infirmier?
Une identité collective forte, reconnue et respectée, tel
était l’objectif de la revendication d’un ordre qui réunirait
les infirmières de toutes catégories. Les infirmières
de France se distribuent dans trois groupes,
celles exerçant dans le secteur public, celles du secteur
privé et, enfin, les infirmières libérales. Les syndicats regroupant
ces dernières ont été très actifs en faveur de
la création de l’ordre. Ces infirmières exercent en soins
ambulatoires et à domicile et travaillent un peu de la
même manière que nos médecins omnipraticiens.
Leurs actes sont classés et remboursés par l’État. Les
Français choisissent leur infirmière libérale comme on
choisit ici un médecin. Elles peuvent avoir leur bureau
et exercent en solo ou en groupe. Le recours à une infirmière
libérale est toutefois prescrit par un médecin.
Leur pratique, dite libérale, permet un accès direct à
leurs services et s’avère très lucrative.
Outre la protection du public liée à la gestion d’un
Conseil de discipline, les syndicats d’infirmières libérales
considèrent que la création de l’ordre sera un levier
important de professionnalisation. Ainsi, les
accords de Bologne ayant établi la norme de la formation
initiale universitaire, ces syndicats considèrent que
l’ordre assurera une vigie sur cet enjeu et influencera
l’État français à s’y conformer. De plus, ils estiment nécessaire
de fédérer la profession autour d’autres grands
enjeux, notamment le champ d’exercice et le développement
de la pratique avancée. Le plus urgent à court
terme est celui du passage à la formation universitaire.
La France, à l’instar de tous les pays européens, doit
implanter le cursus LMD, c’est-à-dire licence, master,
doctorat. Le ministère de la Santé de France entend
transformer le programme actuel pour qu’il devienne
une licence universitaire (baccalauréat) en soins infirmiers.
Rappelons que ce programme totalise 4700
heures, soit 2000 heures de plus que la formation collégiale
du Québec. Toutefois, le ministère n’entend pas
créer une discipline universitaire de sciences infirmières
de deuxième et troisième cycle. Le diplôme donné aux
infirmières serait une « licence professionnelle ». La Fédération
Nationale des Infirmiers (FNI), un syndicat
d’infirmières libérales et plusieurs autres associations
s’insurgent contre cette orientation inacceptable duministère.
Ils considèrent que la création de l’ordre infirmier
les aidera à faire valoir leur point de vue et à
échapper à la tutelle des fonctionnaires du ministère de
la Santé ainsi qu’à celle des médecins.
Un parcours parsemé d’embûches
En décembre dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer,
à Paris, des élus du Conseil national pour échanger avec
eux sur les enjeux et périls à court terme dans la mise
en place de l’ordre. L’un d’entre eux, et ce n’est pas le
moindre, concerne la cotisation et l’enregistrement
obligatoire des infirmières. Les centrales syndicales ont
déjà lancé une campagne en vue de limiter la cotisation
de l’ordre à 30 euros maximum. Le prélèvement syndical
à la source n’existant pas en France, les grands
syndicats tiquent sur l’enregistrement obligatoire des
infirmières. Pourtant, au Québec, depuis 1920, nous
avons pu mesurer tout le mérite d’une telle obligation
qui permet de regrouper toutes les infirmières, quels
que soient leur formation et leur domaine d’exercice
(soins, enseignement, gestion, recherche), au sein
d’une seule organisation qui signe son identité collective.
Aujourd’hui au Québec, même s’il y a une sensibilité
sur le montant de la cotisation professionnelle,
aucune infirmière ne pourrait imaginer que la profession
ne soit pas encadrée par un organisme de réglementation
et de protection du public et qu’elle soit
gérée par des fonctionnaires du Québec.
Ayant été invitée à prononcer une conférence, j’ai pu
constater, par les questions et les commentaires formulés
par nos collègues français, qu’ils sont fascinés par
les gains et progrès enregistrés par la profession au
Québec grâce à l’existence d’un ordre. Le cas du Québec
est en quelque sorte une source d’inspiration. Cela
me fait réaliser le chemin parcouru sur le plan de la reconnaissance
du public quant à l’apport des infirmières
au système de santé. Par ailleurs, la notoriété liée aux
mécanismes de protection du public contribue également
à une identité collective forte et respectée.
J’avoue que le défi pour nos collègues français est gigantesque.
Imaginez démarrer à partir de zéro une organisation
de 500 000 personnes, il y a de quoi être
anxieux ! J’ai pu ressentir l’effervescence contagieuse
que crée un projet aussi emballant.
J’estime que la création d’un ordre infirmier en France
mérite nos félicitations et nos encouragements car c’est
un événement d’importance pour toute la communauté
infirmière francophone, susceptible de retombées
considérables. J’espère vivement que l’ordre
infirmier français pourra participer pleinement aux activités
du Secrétariat international des infirmières et infirmiers
de l’espace francophone (SIDIIEF).Mes voeux
de succès accompagnent la nouvelle présidente.
La présidente,
La création d’un ordre infirmier en
France mérite nos félicitations et
nos encouragements car c’est un
événement d’importance pour
toute la communauté infirmière
francophone, susceptible de
retombées considérables.
À la suite de l’élection du 14 janvier dernier,
l’OIIQ tient à féliciter Dominique Le Boeuf
qui a été élue présidente du tout nouveau
Conseil national de l’ordre infirmier. Cette
journée historique est marquante pour la profession
d’infirmière en France, entre autres visà-
vis des autres professions réglementées avec
lesquelles cette nouvelle organisation pourra travailler
d’égal à égal.
Mme Le Boeuf occupait déjà la fonction de secrétaire
générale du conseil départemental de
l’ordre des Yvelines et de vice-présidente du
conseil régional de l’ordre d’Île-de-France. Lors
de cette élection, elle faisait face à trois autres
candidats et les a déclassés au premier tour avec
80 % des voix.
Femme passionnée par sa profession,
Mme Le Boeuf occupe un poste de cadre à l’hôpital
de Versailles. Par ailleurs, elle a effectué des
études de sociologie sur l’action organisée et est
chargée d’une mission nationale sur l’évaluation
des compétences des professionnels de santé.
Outre la présidente, le bureau compte huit autres
membres, dont trois femmes à des postes
clés et cinq hommes.
ICI ET AILLEURS
Bravo!
L’OIIQ FÉLICITE LA PREMIÈRE PRÉSIDENTE
DU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE
INFIRMIER FRANÇAIS
Dominique Le Boeuf
Il s’agit de :
Dominique Coves
infirmière, Provence-Alpes-Côte d’Azur
vice-président du secteur libéral
David Vasseur
cadre formateur IBODE, Nord
vice-président du secteur privé
Didier Borniche
infirmier, Normandie
vice-président du secteur public
Myriam Petit
infirmière libérale, Île-de-France
secrétaire générale
Karim Mameri
cadre infirmier, public, Normandie
secrétaire adjoint
Bruno Le Du
infirmier libéral, Languedoc-Roussillon
secrétaire adjoint
Christophe Bodin
infirmier, public, Poitou-Charentes
trésorier
Corinne Boursaud-Laporte
infirmière libérale, Auvergne
trésorier

_________________
Marie Christine PADERNOZ
Ex Presidente et Ex élue du Conseil Ordre Infirmier 50

Marie christine
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Emploi : Infirmière DE - Secteur public - Hôpital de St lô
Date d'inscription : 03/07/2008

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